Quelle résolution d'image pour une vitrophanie ?
La résolution d'une vitrophanie se juge à la taille finale d'impression et à la distance de lecture : une image vue de près demande plus de pixels qu'un grand visuel regardé depuis le trottoir. Les logos et les textes doivent être vectoriels, et seules les photos se mesurent en pixels, en visant les repères courants de l'impression grand format.
Rédigé par l'équipe Les Vitrophanes. Mis à jour le . Lecture : 6 min.
Ce que veut dire résolution, en impression
La résolution d'une image imprimée s'exprime en dpi, pour dots per inch, ou en pixels par pouce. Elle indique combien de pixels de l'image tombent dans un pouce du film imprimé, soit 2,54 cm. Plus ce nombre est élevé, plus l'image est fine. Trop bas, les pixels deviennent visibles et les contours paraissent en escalier.
Le point essentiel : une image n'a pas de résolution dans l'absolu. Elle a un nombre de pixels. C'est la taille à laquelle on l'imprime qui fixe sa résolution réelle. Une photo de 3 000 pixels de large est très fine sur une carte postale, et nettement moins sur une vitrine.
La distance de lecture change tout
Une vitrophanie est rarement regardée le nez sur le verre. L'œil ne distingue pas les mêmes détails à 50 cm et à 5 mètres. C'est pourquoi l'impression grand format se contente de résolutions plus basses que l'impression d'un magazine, lu à quelques dizaines de centimètres.
Les valeurs ci-dessous sont des repères courants dans le métier, à la taille finale d'impression. Ce ne sont pas des règles absolues : un visuel très détaillé ou une typographie fine demandent plus, un aplat de couleur ou une texture floue supportent moins.
| Situation | Distance de lecture | Repère courant à taille finale |
|---|---|---|
| Porte, comptoir, cloison de bureau vue de près | Moins d'un mètre | 150 à 300 dpi |
| Vitrine lue depuis le trottoir | De 1 à 3 mètres environ | 100 à 150 dpi |
| Grand visuel de façade vu de loin | Plusieurs mètres | 50 à 100 dpi peuvent suffire |
Calculer les pixels dont vous avez besoin
Le calcul tient en une ligne : pixels nécessaires = largeur finale en cm ÷ 2,54 × dpi visés. Faites-le pour la largeur et pour la hauteur.
Prenons un film au format de la boutique, 118 cm de large, pour une vitrine lue depuis le trottoir à 150 dpi : 118 ÷ 2,54 × 150 donne environ 6 970 pixels de large. Visé à 100 dpi, il en faut environ 4 650.
Le calcul inverse est tout aussi utile. Une photo de 3 000 pixels de large, imprimée sur 118 cm, atteint environ 65 dpi. Acceptable pour un décor vu de loin, insuffisant pour un visuel regardé de près sur une porte.
Logos et textes : le vectoriel, sans discussion
Pour un logo, un nom de marque, des horaires ou un pictogramme, la question de la résolution ne devrait pas se poser. Ces éléments doivent être fournis en vectoriel : PDF, AI, EPS ou SVG. Un fichier vectoriel s'agrandit sans limite et reste net, et il est indispensable pour une découpe à la forme des lettres.
Le piège classique : récupérer le logo sur le site internet de l'entreprise. Il fait souvent quelques centaines de pixels de large. Imprimé à 150 dpi, un logo de 400 pixels ne mesure qu'environ 7 cm. Au-delà, il devient flou. Demandez plutôt le fichier source à votre service communication ou à l'agence qui a créé la charte.
Le guide pour préparer un fichier de vitrophanie détaille les formats et les calques à prévoir.
Comment vérifier la résolution de votre image
Pas besoin d'un logiciel professionnel pour un premier contrôle. Il suffit de connaître la taille de l'image en pixels.
- Sur ordinateur, ouvrez les informations du fichier : la largeur et la hauteur en pixels y figurent.
- Divisez la largeur en pixels par la largeur finale en pouces, soit la largeur en cm divisée par 2,54.
- Comparez le résultat au repère du tableau selon la distance de lecture.
- Zoomez à 100 % sur une zone de l'image : si elle paraît déjà floue à l'écran, elle le sera aussi sur le film.
Les erreurs qui font perdre de la netteté
Elles sont fréquentes, y compris chez des équipes marketing aguerries, parce que l'écran pardonne ce que l'impression révèle.
- Agrandir une image dans un logiciel : changer le nombre de dpi ou rééchantillonner n'ajoute aucun détail. L'image reste aussi floue, simplement plus lourde.
- Envoyer une capture d'écran : elle est limitée à la définition de l'écran, et souvent compressée.
- Compresser en JPEG de faible qualité : les artefacts de compression, invisibles sur un téléphone, apparaissent sur un grand format.
- Utiliser une image trouvée en ligne : en plus d'être trop légère, elle est souvent protégée par des droits d'auteur.
- Recadrer fortement une photo : chaque recadrage retire des pixels, et donc de la résolution à taille égale.
Photos de téléphone et banques d'images
Un téléphone récent produit souvent des photos de 4 000 pixels de large environ. À 150 dpi, cela couvre environ 68 cm de largeur. C'est suffisant pour une porte ou une imposte, plus juste pour une vitrine entière. Pour un grand visuel photographique, une banque d'images en haute définition ou une séance photo dédiée est plus sûre.
Les motifs graphiques ont un autre avantage : ils sont dessinés pour l'impression grand format. Les skylines de la collection Skylines et les motifs de la boutique sont prêts à poser, sans question de résolution.
Le BAT, dernier filet de sécurité
Pour une création sur mesure, le rendu est soumis à votre validation sur un BAT avant fabrication. C'est le moment de vérifier la netteté des détails, la lisibilité des textes et la fidélité des couleurs. Si l'image est trop légère pour la taille demandée, c'est aussi le moment où l'on vous propose une alternative : réduire le format, remplacer l'image ou redessiner un élément en vectoriel.
La page vitrophanie sur mesure présente les étapes, du fichier au BAT. Si votre visuel doit en plus rester lisible par-dessus un fond de verre, le guide sur le blanc de soutien complète ce point.
Questions fréquentes
Quelle résolution pour une vitrophanie de vitrine ?
Pour une vitrine lue depuis le trottoir, un repère courant se situe autour de 100 à 150 dpi à la taille finale. Un visuel regardé de près demande davantage. Les logos et les textes doivent, eux, être vectoriels.
300 dpi sont-ils obligatoires ?
Non. Les 300 dpi sont un repère pour l'impression lue de près, comme un magazine. En grand format, la distance de lecture permet des résolutions plus basses sans perte visible.
Peut-on augmenter la résolution d'une image trop petite ?
Changer les réglages de dpi ou agrandir l'image n'ajoute pas de détail. Des outils d'agrandissement peuvent améliorer le rendu dans certains cas, mais le résultat se vérifie toujours sur BAT.
Mon logo est flou à l'impression : que faire ?
Il n'est probablement pas vectoriel. Demandez le fichier source de la charte, en PDF, AI, EPS ou SVG. À défaut, le logo peut être redessiné en vectoriel avant fabrication.
Comment savoir combien de pixels il me faut ?
Divisez la largeur finale en centimètres par 2,54, puis multipliez par la résolution visée. Pour 118 cm à 150 dpi, il faut environ 6 970 pixels de large.